Les grossesses empathiques
J’avais de bonnes intentions
Ben voyons, c’est sûr que non! Pas moi. Je ne vais pas me laisser aller. Je veux être en forme quand le bébé sera là! Faudra changer les couches, se lever en pleine nuit pour le boire ou parce que la suce vient de sacrer le camp. Il faudra faire les cent pas pour l’endormir ou faire des tours d’auto et de sécheuse pour lui rappeler le ventre de sa mère. Un papa doit être en forme parce qu’il y a un tas de tâches qui se rajouteront au quotidien.
… 7 mois et 10 livres plus tard…
Non, mais en fait, ça aurait l’air que c’est hormonal : la cortisol je crois. C’est sûrement à cause de ça. Le manque d’énergie, la perte de motivation d’aller m’entraîner au gym qui est à 50m de mon lieu de travail, le manque de sommeil et le léger surplus de stress ressenti ces temps-ci au bouleau.
Vous achetez?
Une chance qu’elle est là
Elle non plus n’achète sûrement pas, mais elle me réconforte. Elle me dit que j’ai l’air plus viril, que j’ai l’air moins sec et qu’elle me préfère comme ça. Je passe de plus en plus de temps devant l’ordi alors que mon paraski flex n’a pas bougé de notre locker de l’hiver. Elle me dit que tout ce qu’elle espère, c’est que je continue de faire des trucs qui me branchent. Je ne mange plus de pain, moins de légumes et encore moins de fruits, en fait, presque plus du tout. Quand elle m’en propose un et que je lui fais une grimace, elle ricane, croque dans sa pomme et vient quand même se coller sur le sofa près de moi… qui mange mes biscuits soda.
Je crois que c’est ça une vraie grossesse empathique. Une grossesse qui se vit à deux. Une grossesse où on rit et se donne des chances, où on s’accepte et on se soutient.
Merci d’être là ma belle!








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