mar 12 2008

Bisbille québécoise sur Facebook

Publié par Guillaume à 16:31 sous Réflexions

Suite à la publication récente d’un sondage par Ipsos Décarie sur le nombre d’utilisateurs de Facebook au Québec, et surtout suite à toute la bisbille (ici, ici et encore ici ) entourant la véracité de ces résultats, je crois qu’il est important d’essayer de comprendre pourquoi les gens de l’industrie sont si intéressés par cette plateforme et par ces chiffres de pénétration de marché.

Pourquoi un sondage

Pourquoi s’attarder à ce genre de chiffre? Pourquoi cherche-t-on à gonfler le nombre d’utilisateurs? Pourquoi toute cette bisbille? À mon avis, c’est simplement pour nous faire croire que Facebook est désormais un média de masse. On veut faire croire aux gestionnaires de campagnes en ligne, aux publicitaires, bref à tous ceux qui achètent du média Web que Facebook est une véritable mine d’or. Est-ce vrai, est-ce faux, pour être franc, je n’en sais trop rien…

Mais imaginez seulement la ruée monstre des publicitaires vers Facebook si cette plateforme devait vraiment devenir le prochain TVA en ligne? Car contrairement à TVA ou à tout autre média de masse unidirectionnel, Facebook propose aux publicitaires un auditoire segmenté et donc, en principe, beaucoup plus réceptif aux messages publicitaires.

Achat de publicité Web

Un aspect très important à comprendre dans ce petit cirque médiatique - car c’est d’achat média dont il est question - c’est que la valeur d’un média (en l’occurrence Facebook) n’est pas uniquement calculée à partir du nombre de visiteurs ou de membres inscrits, elle est évaluée surtout en fonction du nombre de fois que la publicité est vue. On appelle ça un CPM (coût par mille).

C’est entre autres avec cette statistique qu’il est possible de comparer l’achat média sur un site plutôt que sur un autre. C’est une statistique qui se compare bien et qui en dit long… en autant qu’il s’agisse d’espace publicitaires ciblés. En toute honnêteté, l’achat média est un peu plus compliqué qu’une simple comparaison entre 2 coûts par mille. C’est pour ça qu’idéalement, il faut laisser ça dans les mains d’experts pour qui les acronymes CPM, PPC et CPC veulent dire quelque chose.

Bonne bisbille!

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