Archives: janvier 2009

Les avions

Être un adulte responsable, c’est vivre presque continuellement un pied dans le présent et un pied dans le futur. Je veux dire qu’on est presque tout le temps en train de prévoir et de prévenir le coup sur un tas de trucs futurs.

En s’habillant le matin, on pense à sa journée, à l’air climatisé au travail, aux faibles averses en fin de journée que Colette a vu sur son radar, au kilomètre et demi qu’il faudra marcher ce matin entre la station de métro et le travail.

En voiture, de retour du travail on pense à ce qu’on fera à manger une fois à la maison, on pense à ce qui reste dans le frigo. Une fois rendu, on se dit qu’il faudrait bien faire le ménage un brin puisqu’on reçoit de la visite le lendemain.

La fin de semaine, en marchant sur St-Denis, on se dit qu’on serait mieux de l’autre côté de la rue parce qu’il y a plus de soleil ou parce que le Lululemon est de l’autre côté, dans deux coins de rue.

Qu’est-ce que les avions ont à voir là-dedans ?!

Rien, sauf que quand un avion passe dans le ciel au dessus de la maison, ma petite fille arrête ce qu’elle faisait sur le champ, elle pointe le ciel (ou le plafond) et elle crie : Aon! Aon! Aouuon!!!. Selon elle et ses 17 mois d’expérience de vie sur la Terre, la planète devrait arrêter de tourner… là, tout de suite, maintenant! Elle nous regarde, complètement captée par le bruit du moteur d’un Cessna en direction de l’aéroport de St-Hubert qui survole la maison.

Nous avons appris avec le temps à développer une attention sélective aux stimuli de la vie. Eh oui, comme tout le monde, il m’arrive de ne pas avoir conscience qu’un avion passe dans le ciel ou qu’un oiseau soit perché sur la branche dans l’arbre sous lequel je marche.

Ève n’a pas de soucis futurs. Elle ne se demande pas ce qu’elle mangera au prochain repas, elle ne se demande pas quel pyjama nous lui mettrons le soir venu. Elle vit… simplement, dans le moment présent. Et plus la vie avancera, moins ce sera ainsi. C’est dommage non !?

Si seulement on pouvait se rappeler de ces premières années, se rappeler comment on était bien quand les soucis n’existaient pas, que nos parents nous promenaient en poussette, nous berçaient… même à 3h30 du matin et nous pardonnaient toujours rapidement nos bêtises ou notre mauvaise humeur occasionnelle.

J’aimerais me rappeler des fois où moi aussi, à un an et demi, je devais crier : Aon! Aon! Aouon!!!

Courir contre un faiseur le limite

Dimanche dernier, j’ai couru mon premier demi-marathon à Ottawa. Je l’ai couru bien au-dessus du temps que je m’étais fixé. Je suis comme ça des fois, je me surestime… c’est un moyen de défense que j’ai développé, je crois. Un moyen de défense contre ceux qui me disaient que je ne serais pas capable du temps où je jouais au volley, mon coach les appelait les faiseurs de limites.

Dimanche dernier, il n’y avait aucun faiseur de limites. C’est ce qui était si magique et si enivrant. Tout le long du parcours, il y avait des enfants, des parents et des grands parents qui nous félicitaient et nous écrivaient sur des pancartes qu’ils étaient fiers de nous.

« Mom, you’re the best! »

« Beckie, you are our inspiration »

« Dad, you’re the best one in the world! »

Dimanche dernier, malgré tous ces encouragements, j’ai cassé, j’ai frappé un mur, c’était au 17e kilomètre. Plus de jus, plus d’énergie, les jambes lourdes, « toute mon corps qui penchait par en avant » comme disait Dédé Fortin des Colocs. J’avais pas la tête dans un étau, mais c’était pas beau!

« Keep your head up Guillaume » me criaient les spectateurs (les prénoms des coureurs étaient écrits sur les dossards).

La vraie épreuve commençait!

Je vous épargne les détails de ma bataille des quatre derniers kilomètres, mais pour vous donner une idée, le dernier 1000 mètres m’a pris presque 9 minutes ! (D’habitude, je le cours en moins de 5 minutes) Les seules personnes que je dépassais étaient celles qui marchaient… lentement! Faites le calcul, ça fait presque 1 minute par 100 mètres!

Mes jambes ont tenu le coup, j’ai traversé la ligne d’arrivée en courant (pas vite), fier, épuisé, un peu déçu de mon temps, en eau, mais avec un large sourire (de soulagement)! Un spectre d’émotions plutôt large en l’espace de quelques minutes.

Cette expérience sportive a été une des plus belle que j’ai vécue. J’ai vaincu le seul faiseur de limites présent cette journée-là : moi!

Je suis un papa kitsch

Depuis le début des vacances que j’écoute de la musique, que je ris en observant ma petite apprendre à manger des toasts, que je prends des photos, que je bois trop de café au lait, et surtout que je pense… je n’arrête pas de penser.

Angel and the Badman film

Born to Defend divx

Quand je passe plusieurs journées sans travailler, je me mets à réfléchir sur ma vie. Si je n’aimerais pas mieux vivre ailleurs, si je n’aimerais peut-être pas travailler dans un autre domaine… l’herbe a toujours l’air plus verte chez le voisin qu’ils disent, n’est-ce pas!? Les souvenirs d’une vie qui comportait beaucoup moins de responsabilités refont surface. Une vie que j’avais le temps de vivre un peu plus il me semble.

Bullitt download

Forbidden Planet Fired Up movie

 

download Tart dvd

Labor Pains release Bait dvd Telstar divx N’empêche que durant ces vacances, j’ai pu apprécier ce que la vie offre de meilleur. J’ai découvert de nouveaux artistes qui font, à mon humble avis, de très belles choses. Notamment Hubert Cotton, qui n’a peut-être pas la plus belle voix, mais qui a composé une chanson que j’aurais aimé avoir composée. La chanson s’intitule Venise Cheaper by the Dozen the movie

La conjura de El Escorial film

50 First Dates Johnny Got His Gun divx

, vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur son site MySpace.

J’ai aussi été témoin des premiers centimètres que ma fille a parcourus autrement qu’en tournant sur elle-même. À neuf mois, certains diront que ce n’est pas trop tôt. À ceux-là, je dirais d’abord de lire le nouveau livre de Martin Larocque qui parle de son fils qui a commencé à marcher à 14 mois, et ensuite je leur dirais que nous avons concentré nos efforts sur ce qui est vraiment important à nos yeux : la danse et les imitations. À 9 mois, notre petite maîtrise et exécute à la demande déjà 2 danses : « le hochet » (elle se balance la tête d’un côté et de l’autre) et « le eve-beat » (elle bouge légèrement de haut en bas comme ces gens qui écoutent de la musique dans le métro, leurs écouteurs sur les oreilles). Elle imite à la perfection le cochon (elle respire vite et fort en se plissant le nez et en fronçant les sourcils) et est capable de feindre la toux, mais elle se fait prendre à chaque fois parce que sa performance est suivie d’un immense sourire empreint de fierté.

Banjo on My Knee movie download

Get Smart’s Bruce and Lloyd Out of Control ipod

Tideland

Ève fut bien sûr le centre d’attention de tous les partys que nous avons tenus chez nous… du moins jusqu’à 19h – heure à laquelle elle se couche. C’est à cause d’elle que je n’arrête pas de penser en fait.

Probablement comme des milliers d’autres papas, je me demande comment faire pour que mon enfant hérite d’un meilleur monde, d’une meilleure place où vivre. Je me demande comment la préparer le mieux possible à notre monde. C’est là que me viennent les idées de rapprocher la maison des lieux de travail (dans 2 mois, le congé de maternité de Julie prendra fin), de moins travailler pour ne pas qu’elle passe 40 heures par semaine à la garderie, de travailler pour des entreprises engagées socialement ou carrément d’en créer une sur mesure et de voyager, pour qu’elle garde ses beaux yeux gris-bleus-verts grands ouverts et braqués vers les gens et les défis qu’ils relèvent tous les jours, les paysages et les raisons pour lesquelles il faut absolument les protéger ainsi que les causes sociales et leurs impacts sur les populations.

Cube Zero film C’est kitsch, je sais, mais c’est comme ça.

Fear X divx

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