Archives: mai 2009

Ramassis 3

Troisième ramassis. Celui-ci est particulièrement fourni puisse que ces derniers temps, j’ai été en recherche intensive d’exemples et de cas pour mes futurs étudiants du CMA-MBA à l’Université de Sherbrooke. Voici donc des trouvailles cool des dernières semaines que j’avais envie de partager avec vous.

  1. Publicités de Heineken, ça date un peu, mais elles sont très drôles :

    Publicité originale

    Réponse de Bavaria

    Heineken prise 2

  2. Voici une présentation (qui manque de beat un peu ;O) mais qui est complètement inspirante!Auteur : Radu Zmeureanu

  3. Map my run

    Je suis pleine préparation pour le demi-marathon d’Ottawa. J’ai trouvé un petit outil qui me permet de savoir combien de kilomètres je cours à chacune de mes sorties. Comme je ne prends jamais le même chemin, c’est plutôt pratique !

  4. Voici une super idée que Submedia a réalisée dans le métro de Tokyo.

  5. Demandez-lui s’il est gai! Vous n’osez pas !? Je l’ai fait pour vous.

  6. Certains l’ont entartré, moi, je le baconise!
  7. Voici le clou de ce ramassis :

    Une des meilleures vidéos qu’il m’a été donné de voir sur YouTube. Vraiment, ces deux gars-là sont malades quand ils jouent ensemble. Google UK les a invités pour venir divertir leurs employés un midi! Même s’il fait presque une vingtaine de minutes, elle vaut la peine d’être regardée au complet.

    Si vous êtes pressé, une histoire débute à la treizième minute. Enjoy!

Faire baptiser ou pas

Il y a presque deux ans maintenant, j’épousais Julie à l’église. Durant cette cérémonie, j’ai promis à Dieu d’élever mes enfants dans la foi chrétienne…

Quelques mois après, elle donnait naissance à une super jolie petite fille que nous avons choisi de ne pas faire baptiser… (et paf!) et de prénommer Ève (et repaf!) : prénom de la femme responsable du péché originel dont tous les enfants se font laver lors de leur baptême.

A) Erreur de jugement
B) Affirmation de soi
C) Protestation
D) Aucune de ces réponses

J’ai déjà écrit sur le sujet du baptême, mais je n’étais pas encore papa. Je n’avais pas encore cette fibre du paternel protecteur, ce sentiment protectionniste très agressif… qui s’exprime à l’occasion pour défendre et pour protéger cet être que j’aime le plus au monde. Faire baptiser ma fille, c’était la laver d’un péché, c’était la faire naître à nouveau, comme si elle était mal née la première fois.

Lorsque ma petite fille est née, elle était coupable que d’une seule chose : celle de rendre ceux qui l’attendaient encore plus heureux qu’ils croyaient pouvoir l’être. Elle n’était coupable de rien d’autre! D’absolument rien d’autre!

Certes, faire baptiser son enfant, c’est également l’accueillir dans une famille, dans un groupe. C’est aussi, et surtout j’ai l’impression, un leg culturel. Le baptême ne laisse personne indifférent parce qu’il est lourd de sens, parce qu’il touche des cordes sensibles chez soi… et très souvent, il touche également des cordes très sensibles dans sa famille.

Pourquoi nous avons refusé le baptême

Lors de notre mariage, nous avons choisi tous les textes bibliques qui ont été lus durant la cérémonie. Mon préféré était un texte tiré de l’Évangile selon Matthieu : « Vous êtes le sel de la terre ». Le sel a bien sûr la propriété de donner du goût, mais aussi, il a des propriétés de conservation.

Ce texte résume notre décision et était, en quelque sorte, un avertissement que nous faisions à Dieu : malgré le fait que nous demeurerons respectueux des enseignements et de l’héritage de la religion qui nous a été léguée, nous n’allons peut-être pas suivre les traces exactes dictées par l’Église.

Nous avons décidé de pimenter (de mettre du sel) un peu l’expérience en refusant le tout premier sacrement que l’Église nous proposait pour notre petite.

Ève est gourmande

Je n’étais tout simplement pas capable d’accepter qu’elle soit coupable de quoi que ce soit. S’il y a un coupable, c’est moi! C’est moi qui ai dragué sa mère, c’est moi qui l’ai demandé en mariage, c’est moi qui lui ai fait – avec plaisir! Parce que c’est comme ça maintenant qu’on fait des enfants – un enfant, c’est moi qu’on devrait laver de ses péchés… car à 28 ans, je l’avoue, je n’ai pas toujours été parfaitement parfait ;O)

Lorsqu’elle sera plus grande, nous lui parlerons de tout ça. Nous lui parlerons de notre religion (ce que nous en avons conservé), nous lui expliquerons pourquoi elle n’a pas été baptisée et si elle désire ce sacrement, et bien au moins, à ce moment-là, elle aura au moins été coupable d’avoir été une petite fille très gourmande lorsqu’elle avait environ un an et d’avoir embrassé le téléviseur à plusieurs reprises!

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