Archives: février 2011

10 évidences à propos des blogues

1. Les blogues sans couleurs sont souvent, aussi, sans véritable intérêt.

2. Publier fréquemment n’est pas vraiment important si vous n’avez pas vraiment quelque chose à raconter.

3. Facebook et Twitter, c’est bien, mais les blogues, c’est mieux!
Lire If you didn’t blog it didn’t happen de Anil Dash.

4. Écrire un article n’est pas facile. Ça prend du temps, un peu d’inspiration, de l’humilité, mais aussi de la confiance.

5. Bloguer sur son propre blogue, c’est difficile. Bloguer sur le blogue de l’entreprise, c’est souvent encore plus difficile.

6. On ne dit pas « écrire un blogue », on écrit un article de blogue.

7. Payer quelqu’un pour qu’il écrive en votre nom, c’est prendre les gens pour des idiots! Personne n’aime se faire prendre pour un idiot!

8. Pour exister, un blogue a besoin d’une plateforme technologique, mais surtout, il a besoin d’une culture d’authenticité.

9. Chaque article publié sur un blogue teinte la marque de ce blogue.

10. Établir une politique éditoriale avant de démarrer un blogue, c’est bien. Mais la développer de manière organique, c’est mieux! Souvent, la gestion par des règles simples est la meilleure solution.

Ahh, j’oubliais…

En publiant du contenu, vous devenez un éditeur et serez jugé en tant que tel.


Crédit photo : http://design-fetish.blogspot.com/2010/11/state-of-obvious.html

Un piton qui colle

L’autre jour, comme je le fais souvent, je rencontrais un client potentiel. Premier contact au téléphone, tout va bien. À la fin de la conversation on se planifie une rencontre la semaine suivante.

Le jour J, il se pointe au bureau à 8h, j’étais en retard pour une très bonne raison (évidemment). Mon collègue, avec qui je devais le rencontrer, était heureusement déjà là… ouff! Je me fond en excuses à mon arrivée, écoute un peu la discussion qui allait bon train puis, histoire de me faire pardonner, je sors une minute et revient avec les cafés. Deux petites gorgées, et c’est partit mon kiki.

Questionnements, chiffres, démonstrations live,  je me lève, me rassoit, gesticule, fais des blagues, fais du pouce sur ce que mon collègue dit… la game des pitch en agence quoi. Piff paff dans l’rack à patate, le gars semble avoir aimé nos idées, notre énergie, il nous remercie.

La réunion vient de se terminer, mais avant de quitter, il se permet un commentaire. Il se tourne vers moi et me dit : «Tu sais, moi j’suis comme toi, très verbo-moteur. Au téléphone, je dois te dire que tu m’as déstabilisé. J’avais hâte en maudit de te voir la face. » Je ne suis pas certain d’avoir compris exactement là où il voulait en venir… mais je comprenais qu’il aurait peut-être préféré être approché plus doucement. Ironiquement, il y a quelques temps, j’affirmais vouloir écouter davantage… et par le fait même, moins parler.

Mais voyez-vous, que ce soit à des clients, à des collègues ou à des étudiants, j’ai ce piton qui colle quand je veux faire comprendre des trucs importants concernant le web. J’en fais un peu trop des fois. Juste un peu. Un peu, mais assez pour qu’on me dise à l’occasion de baisser un peu le ton parce que je m’enflamme, assez pour qu’on me fasse régulièrement la remarque « Ça paraît que le sujet de passionne! », assez pour qu’on prenne le temps, gentiment, après un meeting pour me dire « Tu sais, t’es allé juste un peu trop vite. J’ai aimé ça, c’est pas une critique là, mais t’es quand même allé un peu trop vite pour moi. »

Ça me prendrait une petite voix interne qui me rappellerait systématiquement : Écoute-le pour voir, arrête donc un peu, respire mec, il va t’en dire plus et tu vas pouvoir encore mieux le questionner, encore mieux comprendre quoi lui dire pour qu’il comprenne ce que tu veux lui faire comprendre.

Développer un réflexe, ce n’est pas facile!


Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/29969125@N05/

Une page est tournée

J’écrivais récemment dans un statut Facebook qu’une page de ma vie s’était officiellement tournée. Je quittais alors Poste 23 pour de nouvelles aventures. J’ai alors reçu un tas d’encouragements, des beaux commentaires, des courriels empreints d’empathie et de délicatesse. Je vous en remercie tous et toutes!

Eh oui, l’aventure Poste 23 se termine pour moi. Pas tout à fait comme je l’aurais imaginé par contre. Enfin, comme ma mère m’a dit

Tu sais Guillaume, tu ne peux pas contrôler le vent, mais tu peux toujours ajuster tes voiles.

Dans les moments difficiles, c’est souvent vers eux qu’on se tourne… même à trente ans. C’est donc ce que j’ai fait : j’ai empané.

L’autre jour, je lisais un article de Cyndy Rivard qui comparait l’entrepreunariat à des montagnes russes. Je lui donne 100% raison. Personnellement, j’ai appris un tas de trucs sur moi dans cette aventure. J’en sors avec une autre expérience. J’en sors avec des histoires. J’en sors meilleur et assurément grandi.

Leçon 1 : J’ai besoin d’une équipe

Quand je suis trop longtemps seul, dans mon coin, je déprime. J’ai besoin d’être entouré, j’ai besoin de faire partie d’une équipe, de la vivre, de la sentir, de lui donner et d’en retirer quelque chose de manière quotidienne.

Leçon 2 : S’associer, mais pas sans complicité

Quand on s’associe en affaires, même s’il y a une complémentarité professionnelle évidente entre les partenaires, il doit y avoir une complicité. La complicité facilite les communications et les communications, c’est ce qui tient une équipe ensemble ou ce qui la brise.

La suite…

La suite est ce qui a de plus beau dans cette histoire. J’occupe désormais un poste qui me branche au plus haut point dans une agence web à Sherbrooke. L’équipe est dynamique et a la capacité de s’émerveiller, ce qui est plutôt rare et plutôt stimulant dans un domaine où presque tout est encore à définir.

La fin de l’histoire Poste 23 pour moi a laissé la place à une foule d’idées. Elles s’enchaînent depuis quelques jours. Des idées de livres, des idées de conférences, des idées de formations et des idées de produits se révèlent peu à peu et ont de plus en plus un sens pour moi.

Au final, Diane et moi sommes mieux ainsi. Je lui souhaite de continuer d’aimer ce qu’elle fait comme c’est le cas pour moi.

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