Paternité

Mes réflexions, mes impression, mes inquiétudes concernant mon rôle de père.

Parrain pour la première fois!

Mathis, c’est le nom de mon filleul. Mon premier filleul, le tout premier, le seul.

Parrain donc, d’un petit garçon qui est un peu pressé de venir au monde puisque sa maman est alitée depuis environ 5 semaines pour réduire l’envie qu’il a de se pointer le bout du nez.

C’est arrivé il y a quelques jours, une visite imprévue chez des amis. Nous étions partis pour une promenade de soirée, Julie et la petite étaient en pyjama en dessous de leur suit de neige. La petite était à peine sortie de son Chariot et libérée de son habit de neige qui fait squish squish quand elle marche « vitt vitt vitt » (comme elle dit) que nos hôtes nous informent que nous avons une grande décision à prendre…

Bang!!! Je suis parrain.

C’est le troisième filleul de ma copine, mais moi, c’est la première fois! Je ne pensais pas que ça faisait ce genre d’effet automatique… un sentiment d’attachement soudain, une envie de prendre soin et de veiller sur quelqu’un. Classique vous direz… mais n’empêche que c’est un foutu beau cadeau, une marque de confiance indélébile.

Une responsabilité nous a d’emblée été confiée : lui trouver un nom qui sera ajouté à celui que ses parents lui donneront. C’est une super belle idée je trouve!

Quoi choisir ? Un nom d’une personnalité ? D’un athlète ? D’un littéraire ? D’un endroit ? Hmmm… nous avons jusqu’à sa naissance pour faire un choix avec Julie.

Une chose est certaine : peu importe le nom que nous lui choisirons, Mathis sera pour toujours mon premier filleul et occupera une place particulière pour moi.

Merci Oli, merci Jue

Autre article que j’ai écrit sur ce sujet : C’est moi qui choisis la marraine, un texte que j’avais écrit quand nous avions fait ce choix pour Ève.

Fier…

Des fois, je suis fatigué. J’aurais envie de m’asseoir, de m’étendre, de faire un somme. J’aurais envie de fermer les yeux et de simplement… simplement ne penser à rien. Ou plutôt, ne penser qu’à une seule chose. Quand on arrive à évacuer tout le reste et qu’on ne garde qu’une idée en tête, c’est reposant.

Des fois, je me fatigue. J’aurais envie de ne pas mener autant de projets de front. J’aimerais être capable de choisir une seule bataille. La mener à bien. J’aimerais être capable de prendre soin de moi. Je me dis toujours qu’il faudrait que je fasse plus de sport, que je mange moins, que je mange mieux, que je dorme plus et que je boive moins de café.

La vie vous rentre dedans des fois, elle vous dit que vous n’êtes pas aussi fort que vous l’imaginiez. La vie vous ramène sur Terre, elle vous ramène à elle. Elle place sur votre parcours des rencontres et des situations qui vous confronteront à vos faiblesses, à vos manquements.

La vie… la vie, c’était bon cette émission-là non ?! J’adorais les personnages. Ils étaient riches, ils étaient vrais, tous les personnages avaient des caractères forts, de l’attitude. Ils étaient entiers. Des fois, en essayant d’être tout à la fois, on se perd un peu je crois.

Établir des priorités… c’est un début, les respecter, c’est là que la partie se joue. À chaque instant, nous avons des choix à faire. Des choix pour nous, des choix pour d’autres, nous prenons des décisions qui nous rendront parfois heureux, parfois fâchés, parfois tristes. L’idée je pense, c’est de prendre des décisions dont nous serons fiers.

Être fier… et si c’était la fierté qui guidait notre vie ?

P.S. C’était le centième article de ce blogue, c’est pour ça le titre de l’article.

Grosse couille (citrouille)

Je déteste me déguiser… non non, vous avez mal compris, j’haïs vraiment ça! Tant que j’étais enfant, ça allait je crois. Mais les party déguisés, les maquillages, les costumes trop petits… vite j’en ai eu ma claque… et vite l’Halloween est devenu une fête qui n’avait pas grande importance pour moi, une fête qui faisait partie du décor annuel mais sans plus.

Cette année, nous recevions toute la petite famille à la maison pour « fêter » l’Halloween. C’était le premier Halloween que j’avais envie de souligner depuis probablement plus de 15 ans. Mes neveux, Félix et Simon, étaient merveilleusement bien déguisés en Peter Pan et en pirate respectivement alors que Ève portait un super costume de girafe (concept Zoo de Granby).

Ils se sont bidonnés à vider la grosse citrouille que Félix appelait – sans le vouloir – la grosse couille, à courir et danser dans leur costume, à s’imiter, à pointer la « noune » (la lune pour Ève) lorsqu’il y avait une éclaircie et à s’exclamer « o’t'amis » (d’autres amis) ou « cor-ami » (encore des amis) pour que d’autres petits monstres viennent sonner à notre porte.

Ce fut une soirée merveilleuse, remplie de grands bonheurs lorsque des amis sonnaient à la porte et de petites peurs lorsqu’ils étaient un peu trop épeurants. Une fois les bonbons épuisés, nous avons rentré les deux grosses couilles qui prenaient l’air dehors, avons terminé la soirée par un bain de cousins très joyeux.

The Matador Je me suis réconcilié avec l’Halloween, en fait, j’ai réalisé à quel point c’est une belle fête – la seule où autant de gens décident de donner 50$, 100$ et même 150$ de bonbons à des gens qu’ils ne connaissent / reconnaissent même pas et qu’ils ne reverront peut-être jamais. C’est un merveilleux geste collectif pour les enfants, c’est aussi un merveilleux moment pour s’amuser en famille.

J’ai déjà hâte à l’an prochain!

Toto

Depuis que je n’ai pas à me rendre sur le Plateau Mont-Royal tous les jours de la semaine, j’ai la chance de côtoyer ma petite pas mal plus. Les matins sont plus animés disons et les aller-retour à la garderie sont très comiques.

Elle a eu 1 an et demi! Un an et demi, c’est le stade « éponge ». Elle gobe tout… et répète sans gêne et souvent sans être véritablement comprise. C’est un stade très frustrant je crois pour les enfants de cet âge. Des fois, on comprend très bien, mais il arrive souvent qu’on se regarde avec Julie complètement dépassés par les sons qui sortent de sa bouche et son air de « ben voyons, vous comprenez pas!? »

Pour s’exprimer, elle prend au hasard une des syllabes du vrai mot (ex.: biscuit devient bisss / encore devient cor

/ souliers devient yéé / etc.) Lorsqu’elle ne connaît pas les mots qu’elle veut dire, elle les substitue par « maman » ou « papa ». Alors des fois, les phrases ressemblent à : « Maman papa mamaaan papa maman papa maman! »

L’autre jour, dans un élan paternel d’analyse des performances de ma petite fille, j’en suis venu à la constatation que c’était les mots qui comprennent plus de deux syllabes différentes qui débutent elles-mêmes par des consonnes différentes qui lui causait problème. Par exemple, pour chapeau elle dit papeau, pour manteau

- Éve : … maaa…
- Moi : …teau
- Ève : … to
- Moi : Très bien : man…
- Ève : … maaa…
- Moi : …teau
- Ève : … to
- Moi : Bravo! Maintenant dit : man-teau…
- Ève : …tanteau!
- Moi : Arghhhh!! Je suis toto de penser qu’elle peut tout saisir comme ça du premier coup…
- Ève : toto.. ??

Faire baptiser ou pas

Il y a presque deux ans maintenant, j’épousais Julie à l’église. Durant cette cérémonie, j’ai promis à Dieu d’élever mes enfants dans la foi chrétienne…

Quelques mois après, elle donnait naissance à une super jolie petite fille que nous avons choisi de ne pas faire baptiser… (et paf!) et de prénommer Ève (et repaf!) : prénom de la femme responsable du péché originel dont tous les enfants se font laver lors de leur baptême.

A) Erreur de jugement
B) Affirmation de soi
C) Protestation
D) Aucune de ces réponses

J’ai déjà écrit sur le sujet du baptême, mais je n’étais pas encore papa. Je n’avais pas encore cette fibre du paternel protecteur, ce sentiment protectionniste très agressif… qui s’exprime à l’occasion pour défendre et pour protéger cet être que j’aime le plus au monde. Faire baptiser ma fille, c’était la laver d’un péché, c’était la faire naître à nouveau, comme si elle était mal née la première fois.

Lorsque ma petite fille est née, elle était coupable que d’une seule chose : celle de rendre ceux qui l’attendaient encore plus heureux qu’ils croyaient pouvoir l’être. Elle n’était coupable de rien d’autre! D’absolument rien d’autre!

Certes, faire baptiser son enfant, c’est également l’accueillir dans une famille, dans un groupe. C’est aussi, et surtout j’ai l’impression, un leg culturel. Le baptême ne laisse personne indifférent parce qu’il est lourd de sens, parce qu’il touche des cordes sensibles chez soi… et très souvent, il touche également des cordes très sensibles dans sa famille.

Pourquoi nous avons refusé le baptême

Lors de notre mariage, nous avons choisi tous les textes bibliques qui ont été lus durant la cérémonie. Mon préféré était un texte tiré de l’Évangile selon Matthieu : « Vous êtes le sel de la terre ». Le sel a bien sûr la propriété de donner du goût, mais aussi, il a des propriétés de conservation.

Ce texte résume notre décision et était, en quelque sorte, un avertissement que nous faisions à Dieu : malgré le fait que nous demeurerons respectueux des enseignements et de l’héritage de la religion qui nous a été léguée, nous n’allons peut-être pas suivre les traces exactes dictées par l’Église.

Nous avons décidé de pimenter (de mettre du sel) un peu l’expérience en refusant le tout premier sacrement que l’Église nous proposait pour notre petite.

Ève est gourmande

Je n’étais tout simplement pas capable d’accepter qu’elle soit coupable de quoi que ce soit. S’il y a un coupable, c’est moi! C’est moi qui ai dragué sa mère, c’est moi qui l’ai demandé en mariage, c’est moi qui lui ai fait – avec plaisir! Parce que c’est comme ça maintenant qu’on fait des enfants – un enfant, c’est moi qu’on devrait laver de ses péchés… car à 28 ans, je l’avoue, je n’ai pas toujours été parfaitement parfait ;O)

Lorsqu’elle sera plus grande, nous lui parlerons de tout ça. Nous lui parlerons de notre religion (ce que nous en avons conservé), nous lui expliquerons pourquoi elle n’a pas été baptisée et si elle désire ce sacrement, et bien au moins, à ce moment-là, elle aura au moins été coupable d’avoir été une petite fille très gourmande lorsqu’elle avait environ un an et d’avoir embrassé le téléviseur à plusieurs reprises!

Tu seras un super grand frère

- Allo Guillaume ?
- Oui !?
- Ben… Thomas s’en vient, je crois que nous allons partir à l’hôpital dans pas trop longtemps.
- Hein!! Pour vrai! Ok, ben j’m'en viens.

Mon frère tiendra bientôt son deuxième enfant dans ses bras. Il s’appellera Simon. C’est simple, c’est efficace, ça s’écrit facilement, c’est doux, mais ça se crie bien aussi, c’est très important lorsqu’ils approchent leur deuxième année de vie à ce qu’on dit! Mon frère a horreur des prénoms trop recherchés, trop plateau, trop j’essais-d’être-original-même-si-je-ne-le-suis-pas-du-tout.

Ça tombe bien, le garage venait de m’appeler pour m’informer que mon auto était enfin prête… ils avaient dû faire venir la pièce de Toronto, un seal de crank (j’y connais tellement, mais tellement rien… et en plus, mon beau-père est mécanicien!)

Heureux, je me rends chez mon frère. Ils sont là, les deux, avec un grand sourire. Mon frère décide qu’il a le temps d’aller chercher Félix – qui ne comprend pas du tout qu’il sera bientôt grand frère (à un an et demi) – à la garderie. De retour à la maison, il est prudent avec moi, il sait qu’il m’a déjà vu, mais je suis sur son territoire et ça, ce n’est pas habituel!

Félix est comme ça, il observe, il scrute les détails de ses yeux bruns en amende. Il reconnaît les mots importants : « manger », « suce » et « ballon ». Il se promène partout dans l’appartement et teste les surfaces et les croches en marchant et en courant.

Félix agit déjà en grand frère. Un grand frère, ça ne trace pas la route pour son petit frère, mais ça s’assure que le chemin est un minimum défriché. Un grand frère, ça ne donne pas tous les trucs à son petit frère, mais à l’occasion, lui prodigue quelques conseils. Un grand frère, c’est plus prudent qu’un petit frère parce qu’avant lui, personne n’a validé qu’une porte pouvait être dangereuse, qu’un coin de table, ça fait mal et que peinturer le mur avec ses mains entraîne une sérieuse engueulade.

Ce soir, lorsque mon frère et sa copine sont partis à l’hôpital, je suis resté seul avec Ève et Félix. Les deux étaient malades. À 19h15, les deux n’avaient qu’une envie : aller se coucher. Ève pleurait le plus qu’elle pouvait pour être certaine que je comprenne son malheur de ne pas être dans mes bras alors que je faisais la « routine dodo » avec son cousin. Une fois en pyjama, Félix a joué tout tranquillement avec son casse-tête en bois pendant que je consolais Ève de sa crise existentielle. Félix montrait l’exemple, suce en bouche. Ève observait… et s’est conformée.

Félix, tu seras un super grand frère. Simon, qui est en train de se frayer son chemin dans notre monde, est chanceux d’en avoir un comme toi!

Parole d’un oncle, mais surtout d’un grand frère!

Ève a eu un an hier

Ça fait maintenant un an qu’Ève rythme ma vie et celle de ma copine. Un an qu’elle est notre centre d’attention. Je dis sans gêne que je suis complètement gaga d’elle.

Tous les jours, elle me fait prendre conscience qu’il faut toujours se garder un moment dans la journée pour s’amuser. Qu’il faut rire, marcher, s’amuser dans l’eau, parler, chanter et même pleurer des fois. Tous les jours, elle me surprend. Même à sa naissance, lorsqu’elle est sortie avec sa petite bouille tout écrasée et ses cheveux roux, on a fait le saut avec Julie : « Une petite rousse !! ».

Depuis un an que je vie avec cette petite rouquine, ce petit « paquet de sons » comme dit son grand-père maternel et je peux affirmer avec tout l’amour qu’un papa peut avoir pour sa fille que je ne retournerais jamais en arrière. Je ne sais pas combien de fois je me suis demandé s’il était possible d’être plus heureux simplement en la regardant dormir ou jouer toute seule devant son coffre à jouets dans le salon.

Pour sa fête nous lui avions préparé une petite surprise. Ève n’avait encore jamais mangé de chocolat de sa vie. Nous lui avions donc confectionné un petit gâteau pour qu’elle puisse piocher dedans allègrement.

Voyez le résultat par vous même!

Ève, même si tu te le fais dire au centre d’achat, à la garderie, à l’épicerie, chez le docteur et à la pharmacie, je tiens à te dire que c’est toi la plus jolie et que c’est toi la plus drôle.

Bonne nuit grippette!

Mamie

Nous sommes revenus, la semaine dernière, d’un périple d’une dizaine de jours à l’abri des tracas du travail, à l’abri des comptes à payer, à l’abri des rapports d’impôts que je n’ai toujours pas commencés, à l’abri même d’Internet la plupart du temps! Une vraie pause, un vrai interlude.

Nous allions en France pour présenter la petite à toute la famille que j’ai en France. Eh oui, je suis un maudit français en plus d’être Canadien, du moins, j’ai tous les papiers qui vont avec. Direction l’Alsace, une province du nord-est de la France réputée pour ses vins blancs qui été charroyée entre la France et l’Allemagne plusieurs fois au fil des querelles entre les empereurs. Cela a eu pour effet de créer chez ses habitants en grand sentiment d’appartenance. Mon papi, né alors que l’Alsace était allemande au début du siècle, se disait avant tout Strasbourgeois, avant d’être Alsacien et surtout avant d’être Français.

Tout ça, je l’ai appris de Mamie, une de ces super femmes qui n’est simplement pas capable de s’arrêter. À 83 ans, elle pète le feu. Certes, monter des escaliers à pied n’est plus aussi facile qu’auparavant, mais lorsqu’on s’assoit à côté d’elle, on se sent écoutés et compris. On se sent couvés.

Elle nous raconte des histoires de la guerre qu’elle a vécue de très près. Elle nous parle du caractère du général de Gaulle, de Robert Schuman qu’elle a côtoyé lors de réceptions auxquelles elle assistait puisque Papi était président de la cour d’appel d’Alsace. Elle nous cuisine ses fameuses patates rissolées, sa ratatouille ou sa soupe au potiron. Elle envoie bouler les présentateurs télé qui manient mal la langue ou qui racontent des « âneries » comme elle dit. Elle sait également rire d’elle-même, surtout lorsqu’il est question de sa conduite automobile en marche arrière dans le stationnement étroit de son immeuble.

Mamie, je sais que tu liras ce billet dans un avenir plus ou moins rapproché. Je voulais te dire un immense merci pour ces moments passés ensemble. C’est impressionnant d’être aussi loin, mais de se sentir aussi proche en même temps. J’espère que la petite aura de nombreuses parcelles de toi.

Je t’aime

Inspiration et confiance

Ces temps-ci, j’aurais envie de me fermer les yeux et de suivre quelqu’un. J’aurais envie d’avoir confiance et de me sentir épaulé. Il y a de ces personnes qu’on écoute parler, qu’on lit, qu’on regarde aller et qui nous inspirent. Il y a de ces personnes qui ont cette prestance et ce charisme qui nous mettent en confiance et qui nous donnent tout au moins l’impression que nous ne sommes pas seuls dans le bateau.

Inspiration et confiance… j’en manque cruellement ces temps-ci. Fatigué, ébranlé secoué, je me réfugie dans ma vie de papa. Une chance qu’elle est là, une chance qu’elles sont là en fait.

L’autre jour, j’étais dans le salon, assis sur le divan à côté de ma copine… nous regardions le spectacle pour Obama. La petite rampait et s’amusait juste en avant de la télé en poussant ces sons tout doux que seuls les petits enfants sont capables de faire. J’ai regardé Julie, puis la petite, et je me suis mis à pleurer. Pas beaucoup, une larme ou deux. Juste assez pour me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir ces deux personnes qui m’inspirent et me donne confiance, chacune à leur manière.

Une crise en direct

Il y a deux semaines, je vous aurais écrit un billet qui portait sur les joies, le bonheur et la fierté que me procure la paternité. Je sortais de la maison et ma petite m’a fait un bye-bye avec des yeux qui me suppliaient de ne pas passer le seuil de la porte. Dans les bras de sa mère et devant les yeux de mes beaux-parents, j’étais fier… très fier!

Aujourd’hui, la petite est malade (elle a une otite depuis le début de la semaine), sa maman est partie donner un cours et dès qu’elle pose les yeux sur moi, elle se met à pleurer… non, plutôt, elle se met à hurler. Elle hurle tous les petits sons de son corps malade.

Des pleurs, des larmes, une toux bien profonde. Elle se gratte les oreilles, elle se frotte les yeux et le nez, elle ferme les yeux, reprends son souffle étouffé par un sanglot qui dure depuis plus d’une heure maintenant et avec l’énergie du désespoir, elle me fixe des yeux puis m’adresse le cri le plus senti qu’elle est encore capable de sortir de son petit corps fatigué.

Ce sera bientôt l’heure du bain, ça promet :O)

Et vous, la paternité, ça vous dit ?

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