Sports

J’ai joué plus de 10 ans au volley-ball. Le sport a été mon école de vie et demeure ma plus grande passion.

Perdre

Ça vous est déjà arrivé de perdre ?

Moi aussi! Souvent en plus!

Perdre, c’est mauvais, ça ne goûte pas bon! Quand on a perdu, on a envie de lâcher, on a envie des fois de pleurer et surtout de se cacher. Perdre, ça fait mal, c’est aussi plate que ça!

Perdre, ça vient avant de gagner! Tous les gagnants ont perdu. Tous!

Perdre, ça sert à quelque chose si on décide de continuer. Un de mes coéquipiers en Belgique qui n’était pas vraiment allé à l’école, mais qui vivait sa vie selon les dictons que son père répétait sans cesse quand il habitait chez lui, à Itapolis au Brésil, me disait : If it doesn’t kill you, it makes you stronger. Puis il essayait de monter les marches le menant chez lui… sans cortisone dans les genoux.

Perdre, il faut voir ça avec du recul. Sur le coup, la blessure est trop vive.

Perdre, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand on va gagner.

Perdre, ça endurci.

Perdre, ça nous force à trouver des solutions. C’est ce qu’il y a de plus formateur. C’est là le vrai défi d’un sportif qui fait de la compétition. Un compétiteur qui n’aime pas résoudre des problème devrait arrêter de faire de la compétition.

Ne vous demandez pas où les athlètes olympiques trouvent leur tête de cochon pour s’entraîner une dizaine d’années pour quelques minutes de gloire (ou pas) aux Olympiques : ils ont perdu une fois, deux fois, cent fois… ils cherchent des solutions… et ils ont tous une petite voix intérieure qui leur rappelle combien ça fait mal de perdre!

Les joies de l’hiver

Je sais, je sais, ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas pris le temps d’écrire sur mon blogue. Disons que ni le coeur ni le temps n’y étaient. Mais là, il faut bien que je reprenne le dessus! Ça fait quelques temps que je n’ai pas écrit un article dans la catégorie « Sports » The Born Losers movie full

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n’est-ce pas!?

À l’agence

From Within release

, en général, c’est plutôt tranquille pour tout le monde. On en a profité pour s’organiser une petite partie de hockey au parc Jeanne-Mance vendredi dernier. Voici quelque photos de cette soirée qui m’a remis en contact avec les joies de l’hiver.

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Merci à Dom

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pour les photos!

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Courir contre un faiseur le limite

Dimanche dernier, j’ai couru mon premier demi-marathon à Ottawa. Je l’ai couru bien au-dessus du temps que je m’étais fixé. Je suis comme ça des fois, je me surestime… c’est un moyen de défense que j’ai développé, je crois. Un moyen de défense contre ceux qui me disaient que je ne serais pas capable du temps où je jouais au volley, mon coach les appelait les faiseurs de limites.

Dimanche dernier, il n’y avait aucun faiseur de limites. C’est ce qui était si magique et si enivrant. Tout le long du parcours, il y avait des enfants, des parents et des grands parents qui nous félicitaient et nous écrivaient sur des pancartes qu’ils étaient fiers de nous.

« Mom, you’re the best! »

« Beckie, you are our inspiration »

« Dad, you’re the best one in the world! »

Dimanche dernier, malgré tous ces encouragements, j’ai cassé, j’ai frappé un mur, c’était au 17e kilomètre. Plus de jus, plus d’énergie, les jambes lourdes, « toute mon corps qui penchait par en avant » comme disait Dédé Fortin des Colocs. J’avais pas la tête dans un étau, mais c’était pas beau!

« Keep your head up Guillaume » me criaient les spectateurs (les prénoms des coureurs étaient écrits sur les dossards).

La vraie épreuve commençait!

Je vous épargne les détails de ma bataille des quatre derniers kilomètres, mais pour vous donner une idée, le dernier 1000 mètres m’a pris presque 9 minutes ! (D’habitude, je le cours en moins de 5 minutes) Les seules personnes que je dépassais étaient celles qui marchaient… lentement! Faites le calcul, ça fait presque 1 minute par 100 mètres!

Mes jambes ont tenu le coup, j’ai traversé la ligne d’arrivée en courant (pas vite), fier, épuisé, un peu déçu de mon temps, en eau, mais avec un large sourire (de soulagement)! Un spectre d’émotions plutôt large en l’espace de quelques minutes.

Cette expérience sportive a été une des plus belle que j’ai vécue. J’ai vaincu le seul faiseur de limites présent cette journée-là : moi!

Maudit que la vie est belle

Avant Noël, c’est toujours la course.

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La course aux listes de cadeaux, la course aux cadeaux, la course au temps qui manque cruellement. C’est la course au boulot, la course aux pigistes parce que les ressources sont à bout de souffle, la course aux nouvelles qui vont trop vite pour être suivies. La course le matin pour gagner quelques minutes de travail, la course le midi pour manger, la course pour essayer de gagner quelques minutes le soir après le boulot… et merde une contravention! Ces temps-ci en plus, c’est aussi la course aux toilettes (les joies de la gastro).

Ces temps-ci, je repense souvent au temps où je m’entraînais sous les ordres d’un ex-sergent de l’armée en Belgique. Tu pensais que le drill était fini… et il en remettait d’autre. Et quand tu pensais qu’après, il était satisfait et que c’était vraiment fini… il en remettait pour une deuxième fois. Et quand tu te disais qu’il devait quand même y avoir un brin d’humanité dans le coeur de cet être… il te répondait : « Good job guys! Let’s do another set. »

Dans ces courses multiples d’avant Noël, j’essaie de me convaincre que je suis capable, qu’on est capable! Je me dis qu’éventuellement, moi aussi je prendrai le temps de prendre de belles photos, moi aussi j’écrirai des billets longs comme mon bras

(mes deux bras) sur des sujets qui me passionnent juste pour le fun, moi aussi je partirai à une conférence à l’autre bout du monde, moi aussi j’irai en vacances

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Par contre, ce que je peux dire quand je rentre de travailler et que je regarde ma petite endormie sur le ventre de ma blonde étendue sur le divan qui elle aussi dort paisiblement, c’est : maudit que la vie est belle!

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Les japonnais ne savent plus quoi inventer pour se divertir, voici un nouveau sport : le soccer avec des jumelles. Bonne rigolade!

 

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=sNJm5scY4fE[/youtube]

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Merci à Issam

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d’avoir inventé le terme « japonerie ».

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Bandeau publicitaire à l’agence

Bon… je dois choisir le visuel qui occupera mon spot publicitaire sur notre table de hockey à l’agence. Eh oui, pour financer l’achat de la table, des publicités ont été vendues au personnel de Revolver 3. Une idée tout à fait à la mode et qui ajoute au réalisme de l’expérience.

Voici un exemple de bandeau pour le site de Luc Bossé :

Publicité sur la table de hockey de Revolver 3

Je trouve qu’afficher l’URL de mon blogue est un peu trop prétencieux, car je n’ai pas encore assez de visiteurs pour prétendre posséder une marque quelconque. Mais bon, d’autres diront que c’est justement une belle occasion.

J’aimerais bien avoir votre avis, un jeu de mot, une image, quelque chose qui vous fait penser à moi. Je suis également ouvert à vendre mon spot publicitaire…

Qu’est-ce que je devrais faire? Avez-vous des suggestions?

Plongeon 101, par Alexandre Despatie

Ce matin au travail, c’était la Despatie Mania. Les rapport de rentabilité, les suivis clients, les documents de projet à rédiger et les écrans fonctionnels attendront… Alexandre Despatie est en finale des JO en plongeon au 3 mètres. Il se mesurait à son grand ami, le Chinois He Chong, qui l’a finalement emporté devant son public.

Suite à ce petit a parte professionnel, un collègue nous a envoyé un lien vers un vidéo qui est à se tordre de rire. Il met en vedette Rick Mercer, un genre de Jean-René Dufort anglophone qui travaille à CBC, qui se fait enseigner les secrets du plongeon par Alexandre Despatie.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=d5uKHNtiqWw[/youtube]

Tordant!

Désarçonné

Il est 6h45, je viens de voir les Canadiens gagner la médaille de bronze au 4 de pointe, poids léger. J’étais dans le salon, avec mon café et ma copine allaitait la petite qui dormait au sein plus qu’elle ne mangeait. La description des commentateurs était tout simplement enivrante. Le quatre de pointe poids léger masculin a remporté la médaille de bronze

Durant les premiers 1000 mètres, ils sont demeurés calmes et posés, analysant la situation objectivement. Les Canadiens ont eu un excellent début de course. Aux mille mètres, ils se sont fait remonter. Le drame! Je n’ose plus regarder la télé. Je décide d’aller voir où en sont les filles dans la chambre. Ma copine me regarde et me dit : « Tu es en train de rater la fin de course. » La vérité, c’est que je suis beaucoup trop émotif quand il est question de sport. Je suis souvent incapable de soutenir la tension d’une performance sportive.

Soudainement, les commentateurs se sont mis de la partie. Ils se coupaient la parole, ils s’excitaient, ils n’arrêtaient pas de donner les positions qui changeaient constamment du à la remontée spectaculaire des Canadiens. Rassuré et intrigué, je retourne m’asseoir devant la télévision pour voir l’équipe canadienne donner ses derniers coups de rames. À quelques mètres de la fin, les commentateurs ne se peuvent plus… moi non plus. Les Canadiens remportent la médaille de bronze… j’essaie de la retenir, mais c’est inutile. C’est plus fort que moi, ça me coince en dedans, ça vient me chercher d’une manière si particulière que la seule chose que je trouve à faire, c’est de verser une larme ou deux. Peut-être que c’est parce qu’ils venaient de réaliser quelque chose que jamais je pourrai réaliser, peut-être que c’est parce que je me retrouve un peu dans chacun de ces athlètes qui donnent tout ce qu’ils ont, jour après jour, pour ce petit moment où le monde entier les verra accomplir leur exploit. Peut-être que c’est tout simplement parce que c’est beau.

Félicitation à ces rameurs.

Une superbe expérience

Développer ses compétences - Récolte-t-on ce qu'on sème Après une journée de travail bien remplie et deux réunions chez un client à Laval, j’ai continué mon chemin sur la 15 Nord pour aller faire un tour du côté du Cégep de St-Jérôme pour donner une conférence sur l’importance du travail bien fait à des joueurs de volley-ball.

Devant moi, des jeunes entre 15 et 17 ans. Des jeunes qui mangent du volley matin, midi et soir. Quatre heures d’entraînement par jour et ils en redemandent tous les jours. Je les ai trouvés très calmes pendant la présentation, peut-être un peu trop… à la fin, le coach m’a rassuré lorsqu’il m’a dit qu’il n’avait pas vu son groupe aussi attentif que ça depuis longtemps! Ça m’a fait plaisir.
Je me suis rendu compte que ce qu’ils préfèrent, ce sont les anecdotes et les histoires vécues. Ils veulent aussi des « trucs ». Ils veulent le « cheat code » en fait, celui qui te donne un nombre infini de vies à Mario Bros.

« As-tu un truc pour ne pas être stressé ? »

Il veulent connaître la recette secrète, le « warp zone », celui qui leur sauvera du temps et de l’effort probablement… pas fous ces jeunes-là!

« Comment tu as fait toi pour jouer professionnel en Europe ? »

C’est tout à fait légitime comme questions et je m’efforçais, à chacune d’elles, de répondre le plus franchement possible. Je leur ai donc donné un tas de « trucs », notamment celui que j’utilisais pour gérer le stress dans le sport, un mécanisme qu’on appelle la transposition et qui consiste à se projeter dans une situation de match à l’entraînement et de faire exactement l’inverse quand on est véritablement en match.

Après plus d’une heure de conférence et de discussions, ils avaient quand même bien envie d’aller taper dans des ballons. Le temps de prendre une photo avec tout le monde et ils était de retour à l’entraînement.

Ce fut une superbe expérience. Je tiens à remercier Mathieu, leur entraîneur et un de mes très bons amis d’avoir pensé à moi pour cette conférence. Je souhaite bonne chance à cette équipe et surtout que chacun ait envie d’être fier de soi.

Vous pouvez télécharger la présentation ici.

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