Web

Je fais du web depuis maintenant plus de 12 ans. D’abords programmeur, ensuite producteur et maintenant, je laisse la job difficile aux autres et je m’amuse à concevoir des sites et des plateformes avec différentes équipes de réalisation. J’adore ça!

L’entrepreneuriat c’est comme des chips

Quand tu as cette fibre-là dans ta tête, celle de l’entrepreneuriat, tu es condamné à la gérer toute ta vie, je pense. Cette fibre, c’est comme un petit moteur qui tourne, qui fait un son. Pas désagréable, mais chronique. Le genre de son que tu entends très bien si tu y portes attention mais dont tu es capable de faire abstraction si tu es assez occupé à faire autre chose. Un peu comme les chips en fait. Quand tu en prends une, on dirait que tu ne peux pas en rester là. La tentation est trop forte.

Je vois des gars qui font le saut, comme Michael avec ses rasoirs ou Bruno avec ses cafés. C’est inspirant! Simplement. Je ne ferais pas ce qu’il font, car je n’ai pas leur passion. Mais je ferais bien autre chose. Pas pour faire plus d’argent, juste pour monter quelque chose de plus grand que moi.

Les gars qui ont fondé Lubie, l’agence web où je travaille, ont désormais une entreprise plus grande qu’eux. Ils ont créé l’onde initiale. Cette onde a pris de la puissance, de la vélocité et elle est devenue un mouvement. Je suis certain que des fois ils doivent se dire : « Ouin… check-ça l’gros. C’pas pire c’qu’on a monté hein! » C’est certain qu’ils sont fiers et avec raison. Puisque l’entrepreneuriat c’est comme des chips, et bien je mettrais ma main au feu que Lubie ne sera pas leur dernière création.

Moi, c’est la même chose. J’ai déjà fondé deux entreprises. La première que j’ai abandonnée quand je suis rentré à l’université et l’autre que j’ai quittée à regret à cause d’un trop gros écart de valeurs fondamentales avec mon associée de l’époque. Ces temps-ci, j’entends le petit moteur entrepreneurial un peu plus souvent dans ma tête, mais ce ne sera pas pour tout de suite. L’idée n’est pas mûre et le contexte ne s’y prête pas.

Allez, au boulot, histoire d’enterrer ce bruit encore pour quelque temps!

Un micro avant le site?

Des microsites à toutes les sauces

Avez-vous entendu parlé des microsites ? Ces sites web qui sont plus que des sites tout en étant moins à la fois. Des sites web « recette magique », des sites web « on sait pas trop comment, mais tout va être dans là-dedans ».

Ah!? Euhhmm… ben pour ça, on va faire un microsite dans le site!

Quand est-ce qu’on trace la ligne ? Quand est-ce qu’on met le micro avant le site et qu’un site devient un microsite?

Micro-site

Micro comme dans plus petit. Micro comme dans moins gros que l’autre. Micro comme dans on coupe du contenu un peu gang, mais surtout, micro comme dans on va essayer de se concentrer sur un truc OK.

Pourquoi ne dit-on pas simplement un petit site web ?

Un site web est un outil servant à communiquer de manière interactive avec sa cible. C’est-à-dire qu’en organisant l’information et le discours qu’on y tient, on cherche à susciter des réactions précises chez nos visiteurs. Un site peut avoir plusieurs objectifs et donc plusieurs messages clés à présenter. C’est pour ça qu’on les divise en sections habituellement! En principe, chaque section possède son objectif.

Un microsite se distingue d’un petit site web par le fait que le message clé principal occupe presque toute la place. Le site est donc « placardé » du message principal de bord en bord et il ne reste plus vraiment de place pour rien d’autre. C’est simplement ça, un microsite.

Mais au fond, on s’en fou si c’est un microsite ou pas… du moment qu’il fait ce qu’il doit faire!

Une stratégie, quatre réponses

Réponse académique

Une stratégie, c’est ce qui est écrit dans What is strategy de Porter et Blue Ocean Strategy de Kim et al. que j’ai lus, re-lus et re-re-lus alors que j’étais à la maîtrise. Mais bon, ça ne donne pas véritablement d’outils pour en réaliser.

Réponse philosophique

Une stratégie, c’est l’art de faire des choix. Mais bon, faut encore savoir lesquels faire ?

Réponse conceptuelle

Une stratégie, c’est l’art de remettre les 2 pieds sur terre après avoir passé quelque temps dans les nuages et de séparer en petites buttes ordonnées ce qui apparaissait comme une grosse montagne au début. Mais bon, c’est pas mal plus facile qu’à faire.

Réponse terre-à-terre

Une stratégie, c’est un plan d’action qui ordonne dans le temps des actions concrètes (idéalement intelligentes) qui résultent d’une réflexion (idéalement d’équipe) au cours de laquelle on s’est continuellement posé la question : « Mais pourquoi on ferait ça ? ». Cette dernière est évidemment ma préférée, car c’est la plus pratico-pratique!

10 évidences à propos des blogues

1. Les blogues sans couleurs sont souvent, aussi, sans véritable intérêt.

2. Publier fréquemment n’est pas vraiment important si vous n’avez pas vraiment quelque chose à raconter.

3. Facebook et Twitter, c’est bien, mais les blogues, c’est mieux!
Lire If you didn’t blog it didn’t happen de Anil Dash.

4. Écrire un article n’est pas facile. Ça prend du temps, un peu d’inspiration, de l’humilité, mais aussi de la confiance.

5. Bloguer sur son propre blogue, c’est difficile. Bloguer sur le blogue de l’entreprise, c’est souvent encore plus difficile.

6. On ne dit pas « écrire un blogue », on écrit un article de blogue.

7. Payer quelqu’un pour qu’il écrive en votre nom, c’est prendre les gens pour des idiots! Personne n’aime se faire prendre pour un idiot!

8. Pour exister, un blogue a besoin d’une plateforme technologique, mais surtout, il a besoin d’une culture d’authenticité.

9. Chaque article publié sur un blogue teinte la marque de ce blogue.

10. Établir une politique éditoriale avant de démarrer un blogue, c’est bien. Mais la développer de manière organique, c’est mieux! Souvent, la gestion par des règles simples est la meilleure solution.

Ahh, j’oubliais…

En publiant du contenu, vous devenez un éditeur et serez jugé en tant que tel.


Crédit photo : http://design-fetish.blogspot.com/2010/11/state-of-obvious.html

1 2 3 4 5 6 7  Retour au début