
Animée par Denis Talbot à la Tohu, la soirée des Boomerangs avait lieu jeudi dernier à Montréal. Après une journée bien occupée suivie d’un petit saut chez Locomotion où j’allais entertainer ma fille le temps que ma copine donne son cours de boxe, c’était le temps de mettre ma plus belle chemise et d’aller assister à ma première soirée des Boomerangs.
Grosse musique, éclairage branché, mais surtout, des écrans géants où on pouvait lire les tweets qu’écrivaient les gens dans la salle depuis leur téléphone ou leur iPod (voici d’ailleurs tous les tweets de la soirée), tout y était pour épater la galerie… bienvenue dans le domaine du paraître, bienvenue dans le domaine de la pub!
Je suis arrivé juste à temps. À temps pour apprendre qu’un des projets que j’ai pilotés à l’agence avait gagné un prix (celui-là). À temps aussi pour monter sur scène pour un projet (celui-ci) qui s’est mérité le grand prix dans la catégorie des sites Internet B2C – PME dont j’ai laissé les reines en cours de route à un collègue parce que ma petite fille avait décidé de se pointer le bout du nez (à noter que nous ne sommes plus responsables de ce site).
Côté-Nord Tremblant

Les boomerangs en sont encore à leur début, ils n’ont pas encore 10 ans que 14 ans (MAJ). Ils sont encore plutôt controversés et bien franchement, je crois qu’ils ne témoignent ni de la qualité ni de l’originalité d’un projet Web. Trop de variables sont encore laissées pour contre… Par exemple, le budget de réalisation, l’ergonomie et l’accessibilité (pour en nommer que quelques-unes) ne sont pas encore assez « sexy » pour faire vraiment la différence lorsque vient le temps de départager les lauréats.
Mais petit à petit – et je ne dis pas ça parce que nous en avons gagné – je trouve qu’ils s’améliorent. Auparavant, un site purement HTML/CSS comme celui du defibec.org n’aurait jamais réussi à se hisser dans les nominés d’une catégorie. La soirée était très réussie, très interactive et de très bon goût. À mon avis ça ne peut qu’aider l’industrie du Web à prendre sa place. À tout le moins, c’est une occasion de fêter avec des collègues et des ex-collègues et de se donner quelques tapes sur l’épaule pour le travail accompli.
Une toute petite question en terminant pour le comité qui fera très certainement le post-mortem de l’événement : À quand un ergonome sur le jury ?

3 réaction à l'article Mes premiers Boomerangs
Sabrina Côté 6 décembre 2008
Très bonne question Guillaume ! L’expérience utilisateur semble compter pour très peu dans la décision du jury, la victoire d’Ubisoft pour http://www.creatorsofemotion.com en fait foi. Je propose Sylvie Lachize sur le jury l’an prochain !
Et même si c’est moins sexy et que ça risque d’augmenter la durée du gala, il va falloir commencer à penser à séparer les catégories en fonction des budgets. Malheureusement, l’innovation est impossible sans temps et…le temps c’est de l’argent !
Guillaume Joly 7 décembre 2008
Sylvie est en effet une sommité en expérience utilisateur, surtout pour les sites de téléphonie cellulaire.
Pour ce qui est de séparer les catégories en fonction des budget, certes ce serait plus « juste », mais si on pense à la grande majorité des autres prix qui se donnent dans le domaine du cinéma, de la télé et de la musique, je ne crois pas que ça arrive de sitôt.
Sylvie Lachize 10 février 2009
LOL, je viens de voir vos commentaires à tous les deux!
Guillaume, tu sauras que je fais aussi des sites de téléphones fixes, et puis même d’autres trucs, comme des sites de fromages… Bref je suis hautement qualifiée
Blague à part, en effet, ça manque d’ergonomie sur le jury et pourtant, et pourtant, design et ergonomie visent au même but: l’efficacité de la communication. Comme dit l’un de mes auteurs préférés, le typographe Jan Tschichold, « The essence of the New Typography is clarity. This puts it into deliberate opposition to the old typography whose aim was « beauty » and whose clarity did not attain the high level we require today. This utmost clarity is necessary today because of the manifold claims for our attention made by the extraordinary amount of print, which demands the greatest economy of expression. » Cette citation provient d’un ouvrage publié en 1928 et elle n’a jamais autant été d’actualité!