C’est la pleine lune
C’est bien connu, les bébés ressentent la pleine lune. Vous n’avez qu’à demander aux infirmières en obstétrique : pendant les nuits de pleine lune, les bébés se donnent le mot et décident très souvent de sortir en petite gang.
Cette nuit, c’est la pleine lune et on dirait que la petite l’a bien senti. Elle a profité d’une visite éclair de son papi, arrivé de Sept-Îles le soir même, pour lui montrer qu’elle avait des cordes vocales… même à 2h20 de la nuit.

Qu’est-ce qui a cloché? Qu’est-ce qu’on a pas bien fait? Pourquoi s’est-elle mise à pleurer en plein milieu de la nuit? … sais pas! C’est juste comme ça.
Après la méthode dure de laisser pleurer et la méthode douce de prendre dans les bras, de marcher et de se coller, elle était encore inconsolable. Il ne restait plus qu’une option : la poussette.
La promenade a durée environ une heure dans les rues de Chambly, où nous demeurons. Bien emmitouflée dans des couvertures de polar et portant la tuque que son arrière grand-mère lui a tricotée, le froid n’avait d’emprise que sur son petit nez.
Parti un brin mécontent, je suis revenu beaucoup plus zen. Un bébé qui pleure et des parents fatigués, ce n’est rien de nouveau après tout et ce n’est pas vraiment grave. Comme le dit Carl dans son commentaire : c’est comme un club!
Au retour, je n’ai quand même pas pris de chance, j’ai monté la poussette au complet pour ne pas risquer un réveil brusque.
Il est 3h45, la petite dort maintenant, je vais la rejoindre à l’instant…